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samedi 10 mai 2008

Le Raisins de la Mort


Les Raisins de la Mort – Jean Rollin – 1978
Sous-titre : Contamination viticole.
Genre : Antidote à l’insomnie
Premier film d'horreur de jean Rollin, qui jusqu'alors était un cinéaste oeuvrant dans le fantastique et l'épouvante surréaliste. Ici il s'agit d'un mélange de survival, de zombies-movies et de films de contaminations, avec une touche de gore par-ci par-là. Un film purement et clairement à visé commercial surfant sur la vague horrifique de l’époque.

Lorsque j'avais vu ce film il a une quinzaine d'années je n'avais pas du tout aimé, aujourd'hui ben c'est pire !

Passé les 20 premières minutes ( dans le train, voir la rencontre un peu plus tard avec l'aveugle ), le reste est pitoyable, d'un ennui sans borne, d'une nullité déconcertante ( on dirait du Bruno Mattei ), un somnifère prodigieux.

Donc on a une femme qui part rejoindre son fiancé en train qui travaille dans une exploitation agricole, elles sont attaquées par un type défiguré, visiblement malade et qui finalement tue sa copine qui, elle, se rendait en Espagne. Elle s’enfuit et elle va être confrontée dans les villages qu’elle traverse à l’hooooooorreur !

Et puis il y a quelques dialogues assez incroyable, qui fleurent bon le n’importe quoi ou tellement inappropriés que cela en devient surréaliste et même marrant ( enfin si on est sous substances psychotropes ).

Les acteurs sont comme d'habitude chez Rollin extrêmement mauvais et surtout ils jouent tout sur le même ton uni. Exemples :

Un vigneron atteint du mal : "Je souffre, je souffre, j'ai mal, achève moi !" ...sauf qu'il le dit comme s’il demandait "Une baguette et deux croissants, s'il vous plait ! ".

L’héroïne rencontre une aveugle sur une causse désertique :
L’aveugle : « C’est comment autour de nous ? »
L’héroïne : « Y’a des grands rochers partout, ils sont dressés vers le ciel comme s’ils avaient été plantés là !
L’aveugle : « Ah ! Je comprends maintenant ! « ( et bien tant mieux pour toi ma grande ! )

Et puis le Rollin, il s'emmerde pas, le film date de 1978 et il pompe sans vergogne de partout, dans les bis italiens les plus débiles, dans " la nuit des morts-vivants ", dans " le massacre des morts-vivants " de Jorge Grau, dans " The Crazies ou Rage ", bref dans pas mal de choses, mais en mille fois moins bien, et sans aucune saveur.

J'ai été à peine réveillé de ma somnolence par une femme crucifiée sur une porte et l'entrée en piste de Brigitte Lahaie habillée !! ( du moins au début ) car bien sur on la verra toute nue, ce qui m'a fait légèrement dressée l'oreille ( entre autre ).

Sorti de son univers propre, Rollin n’est plus capable de grand-chose, et malgré quelques beaux plans travaillés à la belle photographie, il faut se rendre à l’évidence, ce film est une sombre bouse, incapable de flirter avec le nanar tant il se prend au sérieux. Un navet, un tube de lexomil, un litre de valium concentré.

Qui a dit qu'on se faisait chier à la campagne ?


La foufourche pour cueillir la papaye existe !

Opération de l'appendicite à l'ancienne.

4 commentaires:

Ghidorah a dit…

Tu est dur avec notre ami Jean Rollin.

C'est vrai que les Raisons de la Mort est loin d'etre son plus grand chef d'oeuvre et qu'il est visible qu'il a fait ce film pour faire un peu d'argent en surfant sur la vague des films de zombies et de cannibales qui étaient populaire a l'époque, mais je le félicite tout de même d'être resté dans le fantastique.

Parce que d'habitude pour pour payer son loyer le Rollin il fait des "Ma culotte est mouillée", des "Bourre-moi le cul" et des "Pénétrations vicieuses" pour ne citer que ceux la...

--Ghidorah
Acheter et entretenir sa Tronçonneuse

CAMIF a dit…

Mais moi j'aime beaucoup de film de Rollin. Mais pas lorsqu'il se complet dans le commercial. Et je préfère milles fois qu'il tourne un film de cul que ce genre de choses.

Celticxoan a dit…

Arf !!!
C'est sur que celui là c'est pas le meilleur mais bon après tout l'important est d'en parler car malgré tout ce bon vieux Jean, il est quand même un peu trop facilement raillé et méprisé par la critique...
En tout cas, comme je te l'ai déjà dit ailleurs, bravo pour ce formidable travail de mémoire.

CAMIF a dit…

Oups ! Merci mon bon Juan !!