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samedi 20 juin 2009

Meurtres au crayon


MEURTRES AU CRAYON
Genre : Giallo Belge

Sous-titres : Fist-fucking au crayon de papier.

Non je ne déconne pas, ce film existe vraiment et c'est le premier, seul et unique ( à ma connaissance du moins ) giallo belge.... Oui je sais un giallo belge c'est comme un sirtaki suédois ou un Français qui ne se prend pas pour le centre du monde, ça fait rire.

Notez les accroches du recto de la jaquette ( cf. ci-dessous ) : impossible de faire plus con et plus mensongers ( en plus d’une traduction faite par un étudiant croate ayant abusé de Chouchen breton ) .
"Un polar au niveau international" , "un thriller fort passionnant et plein de clin d’œil qui ressemble aux films d’un Brian De Palma. » !!! Ah ouais !!
Allez je fais court, c'est à mourir d'ennui et ça ne dure qu' 1 h 15 !

D’entrée, on sent que va être un truc qui dépasse l’imagination de la bêtise humaine et de la ringardise consommée. Le film ayant été tourné en Flamand, la traduction du titre a comme qui dirait un léger souci. En effet ( cf. capture ci-dessous ) le carton du titre indique « Meurtre » sans S, en opposition avec le titre supposé qui lui nous indique avec envie qu’il y aurait plusieurs meurtres !! Oula, oula, oula !! C’est que l’affaire est d’importance, messieurs, dames !!

Tout un tas de questions et d’interrogations métaphysiques se mettent dés lors à défiler à l’intérieur de mon cerveau embrumé.
Y’a-t-il un seul meurtre ou plusieurs ? Est-ce par souci d’économie que le S fût enlevé du titre ? Pourquoi n’y a-t-il pas de « s » à crayon ? Le tueur n’a-t-il pas les moyens de se procurer plusieurs crayons ? Est-ce un papetier qui a fait faillite ? Le « s » manquant est-il une manière de faire comprendre au spectateur l’insondable inutilité de toutes vies humaines ? Ce « s » est-il la clé de l’énigme ? Doit-on y voir une quelconque forme de racisme vis-à-vis de cette vibrionnante consonne ? Le beurre est-il soluble dans le Banga ?

J’en étais là de mes interrogations quand tout d’un coup le film commença. Et là ce fut le drame.

Déjà le commissaire ( ou inspecteur je ne sais plus ) ressemble comme deux gouttes d’eau à un acteur de porno français de la fin des 70’s et du début des 80’s, dont j’ai oublié le nom mais pas le visage ni la...bref . Sauf qu’on ne le verra jamais à poil ( dans un film d’une telle classe, vous n’y pensez pas ! ) et que son crayon il ne s’en servira qu’hors champ ( alors qu’il mériterait franchement de se faire sodomiser par tous les blacks de la terre, des mers et de l’univers )

Mal filmé, mal joué, idiot, avec des dialogues qui feraient rougir un Bruno Mattei en plein forme et par dessus-tout d'un racisme qui ferait passer une blague des " Grosses têtes " pour une déclaration d'amour entre les peuples. ( Par exemple les noirs n'ont pas de noms dans ce film, ils sont juste les noirs ou les nègres, ou face de craie etc.. D’un haut niveau donc)
Peut-être est-ce une volonté de la part du maestro de reprendre le phrasé type de la police ? alors que ce genre de langage n'est pas usité dans notre maréchaussée, allons, allons . Mais que l'on se rassure, il y a aussi de la misogynie et de l'homophobie ( mais moins )...ouf on a eu peur !
Par contre, le meurtrier est blanc et lui il a un nom. Un nom mais pas de cerveau donc.

Sympa aussi un giallo où on découvre l'assassin au bout de 15 minutes et où l’on a droit à un seul vrai meurtre, ça doit être ça le giallo-belge.

Une dernière : Le commissaire s'appellant Van Houtte et qu'il déborde de haine vis-à-vis des noirs...c'est donc le commissaire Van Houtten.
Merci d'avance.

J’en ai presque honte d’avoir déterrée ( comme dirait l’ami Marc Dutroux ) cette merde sur patte qui fleure bon une certaine idée de l’imbécillité, de la connerie humaine puissance 100 et issue du trou de balle d’un réalisateur qui je l’espère mourra dans d’atroces souffrances.
Pourquoi est-il si méchante ? Passsqueeeeeeeeeeeeeeeuuuhhhhhhhhhhh !!!

FACIT INDIGNATIO VERSUM ! (L'indignation fait jaillir le vers !)

Le fameux " carton" d'introduction.

Le gant noir sur le côté qui prouve à la terre entière qu'il s'agit bien d'un giallo (en plus du crayon dans le nez, mais si regardez bien !)

Notre vaillant inspecteur en pleine action ( il vient de voir un type qui n'est pas blanc faut dire )

L'érotisme dans le giallo n'est ici pas un vain mot.


Notre tueur qui prépare son arme du crime (là il taille un crayon )

mercredi 10 juin 2009

Je suis une légende

JE SUIS UNE LEGENDE
Genre : God bless America néo-cons.
Sous-titres : Bulle papale qui aurait avalée un George Bush.

Will Smith est beau, Will Smtih est fort, Will Smith est tanqué ( putain les plaquettes de chocolat !! La coke a donc des vertus ! ), Will Smith est le dernier homme sur Terre, ce qui en dit long sur notre humanité qui ne mérite finalement que de périr dans d’atroces souffrance.
Mais Will Smith est plat dans son jeu, interchangeable, il peut tout jouer vu qu’il ne joue jamais. Le symbole même de l’acteur Hollywoodien sans surface, sans relief, qui prône les valeurs éternelles de l’Amérique triomphante.

Donc, Wil Smith fait du golf, Will Smith combat les méchants, Will Smith s’en tape le coquillard avec de la chaux vive du roman dont devrait être issu le film, mais Will Smith s’en fout vu qu’il va cartonner et se faire encore plus d’oseille.
Wll Smith s’en fout que son film soit une bouse, une merde, une chierie, un truc vite digéré pour ados décérébrées et adultes téléspectateur de TF1 ou CNN.
Non, le plus important est surtout de ne jamais faire du mal aux valeurs de la société moderne néo-cons de l’Amérique Bushiste. Et le moins que l’on puisse dire c’est que vu sous cet angle, c’est une putain de réussite !

Ok, le film est nanti d’une première partie qui peut bluffer lorsque l’on découvre New-York déserte ( dans le livre c’est Los Angeles, mais vous n’y pensez pas ! L.A c’est un ville de pédé ! alors va pour New York ), mais ensuite c’est la chute dans les abysses de la connerie humaine et du détournement au profit d’un patriotisme à gerber du Blédina avec de vrais morceaux de légumes dedans.

Evidemment alors que dans le formidable bouquin l’état américain n’existe plus, ici l’armée intervient et tente de sauver le monde ! ( enfin le monde, les USA hein ? ), et pire que pire il y a la fin !

Aux oubliettes la réflexion Darwinienne du livre....évacuée ! ( pour ne pas faire de peine aux tenants du créationnisme ? qui eux aussi vont au cinéma bordel ! ) . Ici les vampires ( dont d’ailleurs on a bien du mal à savoir qu’ils en sont, mais passons ) ne sont plus des individus mutants destinés par la sélection naturelle à remplacer l’être humain, mais de simples jobastres violents et anti-humains par essence et non par nécessité ( belle métaphore humanistes sur les terroristes islamiques ? waowww ! )

On n’oublie pas, comme une évidence, de placer Dieu au milieu de l’équation ! Ah non ! Faut pas l’oublier le vieux barbu ! Ici Will Smith a une vision de Dieu et donne sa vie pour sauver l’humanité ( c’est y pas beau ! ) , alors que dans le livre il n’est jamais question de Dieu, ici on a l’impression de subir un lavage de cerveau Vaticanesque et néo-conservateur.

C’est bien simple, j’ai eu l’impression d’être allé aux journées mondiales de la jeunesse et d’avoir baiser l’anneau du Pape ( à défaut de baiser autre chose ).

Et puis, inutile de rêver à une fin aussi noire et pessimiste que celle du roman de Matheson, ah non, vous n’y pensez pas ! Ici l’humanité survit grâce aux valeurs ultimes de notre bien aimée patrie, l’Amérique : l’Armée, L’Etat et l’Eglise ! I god we trust, God Bless America ! mes biens chers frères, Amen et surtout Halléluiah !

Rarement un film n’aura autant exhalés les relents toujours féconds du nationalisme le plus bas, de la religiosité la plus crasse et du mépris d’une oeuvre originale le plus cynique.

150 millions de dollars ( soit 1.3 millions la minute ! ) pour la plus grande gloire de la patrie et de Dieu. Qui a dit que Dieu ne prêter qu’aux riches ?

Merci pour cette bouse qui sent le dessous de la soutane d’un vieux prêtre rural pas lavé.

Ita diis placuit ! : ainsi il a plu aux dieux.
Je te le dis petit : L'armée est le joyau de notre belle et glorieuse nation.

Un chien, un fusil : dormir en chien de fusil

Will Smith en scientifique; c'est aussi crédible que :
1 / Sarkozy faisant du sociale ?
2 / Pari Hilton étudiant la mécanique ondulatoire ?
3 / Wes Craven refaisant un bon film ?
4 / Tarantino sans la grosse tête ?

Putain, comme je maîtrise grave le balancement de fauteuil !


Eh toi ! oui toi ! Si t'arrêtes pas de dire des conneries sur mon film, je te coupe les baloches !




lundi 1 juin 2009

Le sadique aux dents rouges

LE SADIQUE AUX DENTS ROUGES -1971
Genre : Vampire farce et attrappe
Sous-titres : Le film qui fait aimer les autres films.
Vous ne connaissez pas Jean-Louis Van Belle ? quel dommage ! De lui on pourrait dire ceci : « Il aime le cinéma, mais pas sûr que celui-ci le lui rende « , du moins si tous ses films sont du niveau pour le moins déroutant de ce « Sadique aux dents rouges « .
Comment qualifier ce film ? Aucune idée, ce n’est ni un film d’horreur ( malgré son titre et si par défaut on va le classer la dedans ), ni une parodie, ni un drame sur les maux dentaires, en fait est-ce un film ?
En tout cas c’est quand même du cinéma, et même du « cinéma frontière « . Oui frontière ! un nouveau genre inventé par Van Belle. Frontière car il oscille entre le foutage de gueule, l’approche auteurisante et une forme de surréalisme teintée de je m’en foutisme proche de la branlette intellectuelle. Un fourre-tout à la frontière du cinéma et d’autre chose.
Quoi ? qui le sait ? en tout cas pas son réalisateur ou alors il faut d’urgence pratiquer une vasectomie et une liposuccion de ses neurones. La science en a besoin ! Un tel spécimen ne devant pas courir les champs.

Z’êtes prêt ? Ok, accrochez vous !

Dès le générique, on sent que l’on va avoir droit à une pépite, à une bouse de compétition internationale. Sur des images dont on a inversées les couleurs ( comme sur des négatifs de photos ) une dame pousse une chansonnette : « Notre amour est mort, que les guitares chantent, notre amour est mort, nos rêves le hante, notre amour est mort mais moi je t’aime encoreuuhhh ! « . Ca commence bien, surtout que l’on voit vite que le film a dû être tourné avec de vieilles bobines de l’ex RDA. La photographie donne aux « acteurs » une teinte verdâtre, la bande son est insupportable, les acteurs jouent comme des pieds pas lavés depuis longtemps, franchement on se demande bien où il a pu trouver l’actrice principale !! Incroyable comme elle joue mal ! Du jamais vu et encore je suis poli.

And now, le pitch : Un jeune homme sort d’une clinique psychiatrique suite à un accident de voiture car il se prend pour un vampire ( oui le rapport entre l’accident et le vampirisme me parait léger mais continuons ) Or et c’est là que c’est fort ! En fait c’est un vampire ! Non, en fait les docteurs le persuadent que c’est un vampire, alors qu’en fait il n’en est pas un ou l’inverse. En tout cas un truc dans le genre.

Bref, donc mettons que c’est un vampire qui s’ignore. Il sort donc, et il est vite victime d’hallucinations, il voit des vampire partout, chez les hommes, les femmes, les enfants. Stop !! Ici il faut voir quel type de vampires il visualise ! Des personnes affublées de dents de vampires ( normal ) mais des dents farces et attrapes ! Ce qui fait bien rire n’empêche.
Une pensée émue pour les pauvres minots qui doivent être encore en thérapie depuis qu’ils ont vu le film, un coup à vous niquer votre vie ! Merci qui ? merci monsieur Van Belle.
En fait on apprend que le docteur (et son assistant qui a la même barbe que Regis Laspales mais avec des tics..pas dans la barbe mais sur le visage hein ? ) tente de faire de notre héros, le nouveau prince des ténèbres, rien que ça !

Il est aussi à un moment initié par un maître vampire qui ressemble à Maître Capello.
Du coup, le type devient fou et se met à mordre les gens, la police enquête et le traque comme une bêêête et à la fin il meurt.
Voilà, voilà. Evidemment c’est un résumé qui ne peut en aucun cas rendre justice au diabolique scénario mis en place par son auteur, mais cela va sans dire.

En fait on dirait un film de vacances fait avec la famille et des amis. On imagine la projection. « Oh regarde c’est tonton Fernand là ! « , « oh ! oh ! vous avez vu tata Jeannette derrière ! «.
Le pire c’est que le réal tente des trucs façon auteur torturé , par exemple des surimpressions d’images sur l’image , des animaux dans les yeux du héros, le type qui marche à l’envers, des stock-shots de tornades ou de tempêtes pour tenter de nous faire part des émotions du type ( oui c’est visuel là, faut le voir...pour le croire et encore ce n’est même pas sûr qu’on y croit )

La continuité du montage et de l’intrigue laissent d’ailleurs perplexe, oubliez donc le classique champ/contre-champ ! Van Belle dépasse les frontières du classicisme ! Oubliez la cohésion temporelle, pour quoi faire quand on se veut un surréaliste avant-gardiste à la recherche d’un nouveau sens de l’image ! Oui, pourquoi ?
Et puis n’oublions pas que c’est un film d’épouvante à la base et qu’évidemment certaines séquences font super peur, une sorte de « Ring » à la française quoi .


Allez, je ne vais pas m’appesantir outre mesure sur cet étron mongoloïde, le mieux c’est que vous vous le procuriez, pour passer un délicieux moment de cinéma incomparable, vous rirez bien. Regardez les deux extraits ci-après sinon.
ET surtout ne loupez pas les dernières minutes et la scène de course poursuite avec un flic qui tire avec un pistolet à patates ! ( enfin le bruit est le même ! )

Je finirais par quelques dialogues qui renvoient le surréalisme, le dadaïsme et le néo-romantisme à ses études.

Le type va dans une boucherie, une cliente déclame à propos de la viande : « C’est drôle, quand c’est rouge on dit bleue, quand c’est moins bleue on dit rouge, et quand c’est pas rouge on dit bien cuit « . Hein ? pas mal, fallait y penser !

Pensé du héros : « J’ai l’impression d’un monde étrange qui pèse sur moi, je ne veux pas qu’il te fasse du mal, Jane «.

Alors qu’il gît sur le sol : « ô ce soleil gris, et l’aube....l’aube brûlante qui me dévore. Jane, mon univers se dissipe. Je m’appelle, je m’appelle Dents rouges. Docteur, la mort est froide... pourtant la mort me brûle. Jane, je ne me meurt pas, mon amour, oh ! je vois le monde de la mort, il ressemble au notre Jane. Cette nuit je reviendrai car je t’aime Jane ! Et la mort ne peut pas tuer l’amour. »


Pas de logique pas d’intérêts, débile au plus haut point, incroyablement mauvais en tout, mal joué, mal dirigé, mal filmé, mal monté, mal dialogué. Une bouse comme on en fait plus, hélas !!! Merci monsieur Van Belle !! Merci beaucoup !

Des effets-spéciaux époustouflants !

Deux docteurs patibulaires !

De l'action !

Un vampirologue anonyme !

De l'érotisme !

Du frisson !
Une splendide photographie !




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Le sadique aux dents rouges : Les dents de la mer
envoyé par Mandrakvids. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.

dimanche 31 mai 2009

Teaser : " Le sadique aux dents rouges "

En attendant que j'arrivasse à décrypter ce film à nul autre pareil ( et heureusement ! ), un petite avant goût avec un extrait surréel mais authentique . Une analyse hautement pertinente dans les prochaine heures !


dimanche 24 mai 2009

LE ZOMBIE VENU D'AILLEURS

LE ZOMBIE VIENDU D'AILLEURS - Norman G.Warren ( le G c'est pour Guignol ? ) - 1978
Genre : Zombie-movie sans zombies
Sous-titre : Au nom de l'humanité cinéphage, ne revient plus jamais !
Hu !!! Celui-là il est vraiment bien ! Il repousse en quelque sorte les limites de l’ennui et c’est beau.
Du sieur Warren, je n’avais vu que l’ineffable et épouvantablement mauvais « La terreur des morts-vivants «. Mais il faut bien avouer qu’il va y avoir un sacré concours pour déterminer lequel des deux métrages remporte la palme de la plus grosse bouse. Un concours qui demandera certainement un sacré recul pour s’empêcher au choix de rire ou de s’auto-ligaturer les yeux afin de ne plus voir ce genre de machin.

Déjà et c’est rigolo, je me demande bien qui a eu l’idée de donner un tel titre français au « Prey « original. Je sais bien que le mot zombie dans un titre était fort accrocheur surtout pour un film sorti juste après le succès de celui de Romero, mais quand même !!! Osez titrer la péloche « Le zombie venu d’ailleurs « alors qu’il n’y a pas la queue d’un mort-vivant ( ni aucun autre type d’organes d’ailleurs ) à l’horizon, ça sent quand même le gros foutage de gueule.
C’est comme si on avait rebaptisé « Texas Chainsaw Massacre « par « Le zombie texan « ou « Shining « par « Le zombie qui va devenir fou « . Mondo Cane.

En même temps, si le film est bien, il peut s’appeler comme il veut ! Sauf que là, cela ajoute encore plus à la médiocrité de la chose.

Résumons l’histoire : Un extraterrestre arrive sur terre et rencontre deux lesbiennes éloignées du monde et reclus volontaires dans une grande maison. Son but c’est de trouver des protéines pour son peuple. Une heure dix-sept d’un ennui mortel plus tard, il va trouver la réponse en découvrant que manger les humains c’est bon et c’est plein de vitamines, de protéines, d’acides aminées et tout le reste.
Voilà, voilà. Et entre temps il ne se passe rien ou si peu.
De loooongs dialogues glissant vers le drame psychologique qui ferait passer un sitcom brésilien pour une œuvre philosophique, deux trois gentils broutages de minous ( suggérés, on se calme ), des rebondissement qui tourneboulent la tête et des questions incroyables du genre : « le perroquet va-t’il survivre ? le ET va-t-il niquer les deux lesbiennes ? vont-ils faire une touze ? pourquoi ? suis-je encore conscient après un tel film ?

Il est vrai que c’est un des films les plus fauché qu’il m’ai été donné de voir. Déjà il n’y a que six acteurs crédités au générique et encore trois sont des figurants qui n’apparaissent que quelques secondes ! Les décors sont constitués de trois pièces et deux extérieurs ( ou presque ) et il a dû être shooté en trois week-end.

Rempli d’invraisemblances comme c’est rarement permis, il comporte une scène d’une telle nullité et d’une telle « grotesquise « qu’elle peut aisément trouver place sur un podium.
Alors que le ET tente de marcher sur l’eau ( vu qu’apparemment il ne connaît pas cette matière alors qu’il parle anglais et qu’il a voyagé des millions d’années lumières ! ) à la manière d’un Jésus de pacotille, il se noie. Les deux femelles vont tenter de le repêcher. Et c’est là que c’est magnifique, car on a droit à deux longues minutes magnifiques au ralenti où ils se débattent dans une eau marécageuse et c’est loooong mais loonng et c’est grotesque mais grotesque !!! MDR ( comme disent les djeunz ). On est proche de l’abstraction tant c’est con !
Une autre scène directement tiré de « la cage aux folles « fera fureur chez les amateurs de zéderies hystériques.

Dire qu’il y a des amateurs pervers du réalisateur, qui zieutes en cachette ce genre de truc et qui tentent d’y trouver un sens !! Plus qu’un état d’esprit, une sinécure !
Respect pour cette bouse Monsieur Warren !!!
La puissance métaphorique de l'actrice au fond du trou
Attaqués par un bout de bois, sauront-ils s'en sortir ?

Bon maintenant ça suffit avec les hommages à la con à Michel Serrault !


A la vue du script, les créatures douées d'intelligence décident, avec sagesse, de mettre fin à leurs jours.
On ne sait si le plus drôle c'est le maquillage ou le sous-pull

Et là d'un coup, l'action s'emballe. La dame prend une bouteille de soda !





lundi 18 mai 2009

X-Men Origins: Wolverine



X-MEN ORIGINS : WOLVERINE - GAVIN HOOD - 2009
Genre : Les origines du néant filmique
Sous-titre : Wolverine the baba

Il était une fois, quelqu'un ( en l'occurence ma pomme ) qui s'en alla voir un film dont il savait pertinemment qu'il ne lui plairait pas. Et pourtant il y alla, pour faire plaisir . A qui me direz-vous ? et je répondrais que cela ne vous regarde pas et qu'en plus vous vous en foutates sûrement.

D'une je déteste les gros blockbusters amerlocs uniquement construient sur les effets spéciaux et où les acteurs ne sont jugés bon que s'ils savent devant un arrière fond vert.
De deux, les super-héros je trouve ça débile. Les vrais super-héros étant ceux qui se lévent le matin pour tenter de survivre à ce monde de malades qui nous entoure. Je suis donc un super-héros authentique qui se fait suer toute la journée afin de gagner ma maigre pitence. Camarade !! levons-nous pour revendiquer des super-héros sans super pouvoir !! Brisons les Spiderman, Batman et autre Superman !! Réclamons nous aussi une cape à la con, une voiture qui pollue, une vision de loin et de quoi s'accrocher aux immeubles !!! Debout les damnés de la terre !!! Le futur sera super-héroique ou ne sera pas !!!

Note du docteur de Camif : Allez, maintenant il va prendre sa tisane et il va se calmer, et puis il faut faire à manger.
Alors si j’ai bien tout compris, Wolverine est une sorte de Spiderman-félin qui devient super fort quand on lui pète les couilles ( très pratique n’empêche ça ! ), et qui se sert de ses super-méga-giga griffes pour déchiqueter les méchants et les vilains. Ah oui, en plus il peut se guérir lui-même quand on le blesse, genre il se fait scier la queue et hop elle repousse ( comme les lézards ). Et puis il y a cette histoire comme quoi son squelette serait recouvert d’un métal que y a pas plus dur comme métal.

Du coup je me pose une question, si son corps est devenu aussi dur avec ce métal, alors on en peut pas lui faire de mal, non ? Donc son super-pouvoir d’auto-guérison ne lui sert à rien, non ? J’ai loupé un truc, là ?

Mais bon passons, donc dans ce film on devrait apprendre les origines de Wolverine ( d’où le titre ), ce dont je me fous royalement, ayant de plus la solution que je vous donne :

Il est né dans Marvel en 1947 et même que c’est un personnage de BD !!!
Ah ah !!!! Vous voyez que c’était facile !!

Donc les origines, c’est bon. Maintenant le film, résumons :

Wolverine a un frère et des ennemis, même que certains de ses amis sont en fait des ennemis et que du coup ça l’enèrve grave. Du coup quand il est vénère sa mère, il devient fort et il sort ses griffes, nique tout sur son passage en faisant tout exploser. Sur que c’est pas une tafiolle le Wolverine !!
Comme ils sont super fort ( les deux frères ) et qu'ils s'emmerdent comme c'est pas permis, ils font ce que font tous les super-héros, la guerre aux méchants. Méchants Sudistes, méchants allemands, méchants viets, des sorte de Rambo à la con mais en plus fort donc.
Bref il nique tout le monde dans une centrale atomique ( ce qui est dangereux ! Franchement fait gaffe Wolverine, avec tes conneries tu risques de tout faire péter ! M'étonnerait pas qu'il soit allé faire un tour à Tchernobyl au milieu des années 80 celui-là )
Et à la fin, il est content, il se calme, se fait une tisane, prend un suppo et va au lit, en attendant de revenir pour l’inévitable suite.

C’est d’un chiant conceptuel, nanti de dialogues écrits directement au balai de chiotte et la seul chose qui empêche de s'assoupir de manière salutaire, c'est la tonitruante bande-son qui fait un de ces bruit !! Incroyable comme ça fait du bruit ! Reste plus dès lors qu'à se défoncer les tympans afin de mettre un therme à nos souffrances !


Une bien belle bouse et qui coûte chère celle-là. Une bouse de concours !

Le super-héros n'a pas compris qu'il faut dormir dessus le matelas à eau, pas dedans

Je te tiens, tu me tiens par les roubignoleuuuuh, le premier de nous deux qui rira aura une tapette

T'as vu comme je fais bien le monstre, Môman !


Quand le super-héros a un super orgsame, il s'en met partout. C'est les blanchisseuses qui vont faire la gueule






Un super-héros qui fait la grosse commission c'est quand même assez démonstratif

dimanche 10 mai 2009

HOMMAGE AU MAGE : THE BRUNO MATTEI STORIA - PART 2

Seconde partie du vibrant hommage au roi de la bouse, Bruno Mattei. C'est beau, c'est bien, c'est unique. Morceaux choisis de sa filmographie.

"Casa privata per le SS" aka "Hôtel du plaisir pour le SS" aka "Private House of the SS" aka " SS Girls". 1977

Genre : Naze de Nazis
Sous-titre : Oberstrumfürher Mattei au pays des brouzoufs facile.

Au début de la deuxième guerre mondiale, un officier SS est chargé de mettre sur pied un bordel rempli de putes entrainées aux pires déviances sexuelles et destinées à satisfaire les plaisirs les plus dingues des officiers du 3èm Reich durant leur séjour

Surfant sur la "mode " du film de naziploitation, Mattéi nous offre tout de même un des meilleurs ( ou un des moins mauvais ) film de ce genre si particulier.

Du cul, de la perversion, de jolies madames, quelques scènes coquines. Curieusement ce métrage est assez correct et concret au niveau du rythme et du scénario. Une très bonne bisserie donc ( sur l'échelle Matéienne, c'est même grandiose )
Les acteurs ont décidemment cherché partout un scénario.

On a retrouvé la 7ème compagnie
Deux drapeaux, un portrait, des femmes à poil, un peu d'imagination déviante et hop une scène dans la boite !



L’autre enfer ( co-réalisé avec le redoutable Claudio Fragasso ) – 1980
Genre : Mattei ma none troppo

Sous-titre : L'autre enfer c'est les autres


Ici Le Mattei surfe sur les films de « Nunsploitation » à tendance démoniaque. D’un pierre, deux coups donc. Une sorte de mixe débile entre « Les diables « et « Carrie »

Une série de phénomènes bizarres et de meurtres inexpliqués se produisent dans un couvent. La mère supérieure fait appel à un exorciste, mais celui-ci échoue dans sa mission, incapable de déterminer ce qui cloche dans ce havre de paix et de méditation. Un prêtre, spécialiste en parapsychologie, prend la relève afin de tenter de percer le mystère qui hante les lieux.

D’une lenteur assez exaspérante, des effets spéciaux très heu...spéciaux, une bande son piqué entièrement à « Blue Holocaust », mais soyons honnête la photographie n’est pas moche et les acteurs dont le métier et une ambiance gothique du pauvre assez bien installé. Malheureusement avec autant de dialogues nazes on se fait vite chier ( et je suis poli ).
Pour un film dirigé par deux des plus grands malades du bis italien, c’est tout de même presque excellent !

Une cloche, deux réalisateurs clochards, trois bonnes raisons de faire une bouse



Oh my god !! Je tourne avec Mattei !

MC cornette , Yo ! Check the rules han han !


Virus Cannibale Aka Hello of the living dead Aka Virus : l'inferno dei morti viventi – 1981

Genre : Zombie-culte

Sous-titre : Quand il n'y a plus de place en enfer, Mattei les engage pour faire un film

Cette fois, c’est un pompage éhonté du Zombie de Romero ( même la musique est celle des Goblins ) avec un poil de canniboules, une pincée d’érotisme, le tout mis bout à bout avec des plages entières de dialogues navrants et de stock-shots piqués dans des documentaires animaliers et/ou anthropologique.

Mais, il faut bien l’avouer, c’est très rigolo si on le prend au second degré ( y’a intérêt d’ailleurs ! ).
Un diable de mauvais film, sans rien dedans, mais probablement le plus connue des Mattei’s movie.



A votre avis, d'où est tiré cette image :

1 / Des études éthnologiquesde Bruno Mattei dans sa prime jeunesse ?

2 / D'une soirée fist-fucking et arts premiers ?

3 / D'une projection-test de Virus Cannibale ?

Toi derrière la caméra, t'es vraiment un malade

Tiens, le bleu revient à la mode. Le fusil se portera en plastique cette année.


Les rats de Manhattan Aka Les Mutants de la Deuxième Humanité Aka Rats : notte di terrore – 1984
Genre : Post apocalyptique u pauvre
Sous-titre : Et l'atome créa les rats en plastiques.
Dans un monde post-apocalyptique, 225 années après qu'une guerre atomique ait ravagé la planète, un groupe de survivants erre sur la terre dévastée. Tandis que sous eux, dans le monde d'en dessous, d'autres hommes, qu'ils ont oublié depuis longtemps, survivent également. Bref, notre groupe de survivants écume les ruines pour trouver de la nourriture ainsi qu'un endroit où se loger. Et ils trouvent tout cela à Manhattan, dans une demeure au sein de laquelle prolifèrent les rats. Ces derniers vont très vite devenir hostiles.

Evidemment le succès colossal de Mad Max 2 ne pouvait échapper au regard de lynx du bon Bruno. Ni une, ni deux, avec une carrière de pierre, deux salles, trois mots, un bout de rue, des rats en plastiques et de vibrant stock-shot de derrière les fagots, le voilà parti faire un film post-apocalyptique.
Le plus grand moment étant sans conteste le pré-générique qui campe l’intrigue, un grand moment à ne pas raté sous peine de ne pas savoir ce que le rire peut provoquer chez un bipède

Je pense que Ce film est encore plus mauvais que les précédents, ce qui constitue en soi une forme de défi lancé aux étoiles. Mais c’est pas à Bruno qu’on va la faire, non Môssieur !!! Il peut encore faire pire que le pire, et le pire c’est qu’il le prouvera !!

Une des rares exemples d’un film tellement mauvais, qu’il en est devenu culte ! On dit Chapeau ! on dit Monsieur ! on dit sa Seigneurie ! on dit respect !

L'instant précis où la madame ( à gauche ) se rendit compte dans quoi elle jouait. On est depuis sans nouvelles.

Une scène d'une crédibilité inouie ! Comme quoi les rats c'est fort comme des élaéphants

Les acteurs sont habillés par Emmaus France. C'est l'abbé Pierre qui doit être ému.


samedi 9 mai 2009

HOMMAGE AU MAGE : THE BRUNO MATTEI STORIA - PART 1


Après trois longs mois d’absences dues à la crise mondiale qui frappe même le blog le plus amusant de la toile ( mais si, mais si ), et qui a contraint votre formidable et néanmoins rustique chroniqueur en chef a immigrer vers d’autres cieux afin de vendre son corps à de vielles aristocrates. Donc après avoir rempli ses poches et vider ses bourses sur d’innombrables sommiers, donné du plaisir à la quasi-totalité de la haute classe décadente française protégée par le bouclier fiscal ( mais il fallait plus qu’un bouclier pour que mon viril membre ne puisse se frayer un chemin vers les nobles touffes de ces dames qui sentent le Chanel n°5 par dessus l’urine des poches à rétentions diverses ! ). Re-donc et nonobstant l’insupportable vide spirituel et sexuel que je laisse derrière moi, revoici le retour de la vengeance de bouses de genre, avec UN HOMMAGE APPUYE ET MERITE AU MAGE BRUNO MATTEI !!


Je ne sais pas si vous le savez, ni si vous l’aviez su, ni même si vous le sachiassiez, mais nous allons bientôt fêter le second anniversaire de la mort de l’immense Bruno Mattei, le 21 mai pour être précis.
Agile comme un reptile, fouineur comme un tracteur et acrobate comme une blatte, notre envoyé spécial s’est déguisé en zombie de carton-pâte à la recherche d’une énigme. Comment réussir à faire une carrière de 40 ans sans aucun talents, aucun budgets, aucun scénarios, aucune idées à soi. Une certaine idée du cinéma en somme et qui ici nous plait beaucoup car comme dirait ma concierge « Entre gens sans talents, on s’entend nécessairement toujours : c’est comme se regarder dans un miroir afin d’avoir une idée du vide infini de l’espace « (ma concierge est une immense philosophe)

Entre 1970 et 2007, il a réalisé de manière plus ou moins officiel et plus ou moins tout seul, une soixantaine de films. Cela le met certes très loin d’un Jess Franco qui, lui, place la barre à la hauteur Himalayenne de plus de 200 films.
Sauf que si la production Mattéienne ne tient pas la comparaison en nombre, elle possède une constance que n’a pas toujours su avoir le réalisateur espagnol : celle de faire de mauvais films, voir de très mauvais avec des idées qui ne sont pas les siennes. Une constante qui force le respect !

Je met d’ailleurs au défi quiconque de trouver un film ou même un passage démontrant que le Bruno a fait preuve d’originalité ! J’attend…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Ok, on est d’accord.

Nous autres à bouses de genre, on a pas la grosse tête, on est de la campagne et on ne prétendra pas avoir vu toute l’oeuvre du sieur Mattei. Pourtant on aime les mauvais films car c’est quand même du cinéma, on aime le côté « je m’en bas les roustons avec du Martini « , justement parce que ça pique et que c’est vivifiant. De plus que celui qui n’a jamais pris un plaisir coupable à se fendre la poire devant un Mattei-movie, celui-là peut aller tortiller du croupion au festival de Cannes en « s’offusquant du nouveau désert intellectuel français de cette génération pourrie, merde c’est vrai quoi !« .
Nonobstant, nous eûmes l’immense avantage d’en voir une grosse poignée. De «Hôtel du plaisir pour le SS « (1977 ) à Land of Death ( 2003 ), en passant par « Caligula et Messaline », « L’autre enfer », « Virus Cannibale », « Révolte au pénitencier des filles « Scalps », « Zombi 3 «, « Les rats de Manhattan » ou « Robowar », c’est plus de 30 ans d’un certain cinéma indépendant qui nous revient en pleine figure, tel une Madeleine de Proust ,avarié peut-être, mais une Madeleine quand même !

Merci donc à toi, oh ! grand mage de la scène qui tue, de la discontinuité scénaristique portée à son paroxysme, du recyclage ad-nauseum de stock-shots sans lesquelles il n’y eu pas de bis possible !
Merci, merci et encore merci.

Et maintenant, petit florilège en images de l’immense oeuvre du Bruno que l’on intitulera : « A la recherche du temps perdu à regarder ses films . ».

Mais ça c’est pour la seconde partie, car là j’ai sommeil.

A bientôt donc sur nos écrans.

mercredi 4 février 2009

REPO ! THE GENETIC OPERA


Sous-titre : Toute honte bue
Genre : Objet Filmiquement Nocif

Un vingt-et-unième siècle apocalyptique, un monde dévasté par une épidémie qui provoque un dysfonctionnement des organes. Résultat : dix millions de morts sur le globe. Dans la panique générale émerge une société, GeneCo, qui prévoit la transplantation d’organes par profit. Dictant ses propres règles, la multinationale prévoit de récupérer les organes des mauvais payeurs. Des agents, appelé Repo Man, sont chargés de cette repossession qui entraîne inéluctablement… la mort du possesseur.


Il est parfois des films dont on se demande comment il ont pu voir le jour alors que les ténèbres éternelles auraient du les ensevelir à jamais. « Repo ! The genetic opéra » est plus qu’un film, c’est un concept de la ringardise totale, un sommet de mauvais goût qui semble volontaire qui plus est, un abîme de débilité, un pic de la mièvrerie associé à une puérilité de tous les instants. Une « œuvre « écrite directement au balai de chiottes par un collégien oscillant entre une poésie de midinette et des fantasmes de gamin de 13 ans.

Oyez ! Oyez ! Le dénommé Darren Lynn Bousman, connu pour être champion du monde du triple Saw, clame sur tous les toits et à qui veut l’entendre (oui qui ?) qu’il ne veut pas être considéré comme un réalisateur de films de tortures, que lui n’a jamais voulu ça, qu’il est avant tout un auteur et que bordel il va le montrer en montant le nouvel « opéra rock « du futur ! Un revival génial dont la vision enchantera les amoureux de comédies musicales rock horrifique façon « Rocky horror pictures show « ou « Phantom of paradise «.

Tout ça c’est bien beau et l’on peut toujours applaudir l’audace d’un tel projet. Sauf que « Repo ! the genetic opéra « c’est « Notre-Dame de Paris « ( pas le livre, le truc sirupeux de Richard Cocciante avec Garou et Patrick Fiori ) à la sauce MTV du pauvre avec cerise sur la bouse de vache, des chanteurs qui ( pour la plupart )chantent, certes !, mais qui chantent faux ! Mais alors faux ! On dirait un spectacle de fin d’année dans une école avec 50 gamins qui beuglent une chanson traditionnelle.
Et en plus tout le temps ! Quasiment pas de dialogues, que du chant qui donne envie de se suicider en se passant en boucle l’intégrale de Pascal Obispo comme ultime preuve de l’existence du mal.

Heureusement le film ne peut qu’être sauvé par la puissance dévastatrice des paroles et du propos qui sourdent de textes merveilleusement ciselés, me direz-vous. Et bien….suspens……que nenni ! Je ne sais pas qui a pu écrire une telle prose (en fait si je sais, mais par charité, je ne dévoilerais pas leurs noms, ils ont une famille à nourrir et une honte à assumer jusqu'à la fin des temps. Ne tirons pas sur l’ambulance !) Mais il faut impérativement qu’ils arrêtent ou qu’ils fassent de la peinture, de la sculpture, du tricot, n’importe quoi, mais par pitié arrêtez la chanson ! (Et la coke sûrement).

Même si j’aimais plutôt bien les épisodes de Saw que Bousman a mises en scène (enfin, j’aime bien les intrigues à tiroirs et les pièges machiavéliques, j’aime beaucoup moins le montage épileptique et la caméra qui oscille dans tous les sens), on voit bien qu’il n’y a pas beaucoup de talent, ni d’inventivité dans sa manière de filmer, ni de diriger ses comédiens, c’est plat et mou, ça ne décolle jamais, c’est chiant comme un dimanche après midi devant Michel Drucker, ça donne envie de tuer son chien ou sa belle-mère.

Enfin, il y a cette propension à rendre vulgaire les femmes en tentant de les montrer de manière sexy. Mention spéciale à Paris Hilton qui représente la quintessence de la vulgarité faite femme et qui est raccord total avec l’esprit du métrage.

Oui, le monde va maaaaaaal, oui il n’est pas beau et oui les gens sont méchants, semblent nous beugler aux oreilles les auteurs de cette purge. Bousman a voulu probablement faire un film très noir sur l’humanité en perdition, le problème c’est qu’il rate la cible de dix mille bons kilomètres en en faisant une bouillie infâme où un sentimentalisme de pacotille remplace la charge qu’il voulait furieuse.
Et ce n’est pas les rares scènes gores qui ici ne servent pas à grand-chose qu’il va rattraper quoique ce soit.
Quand à l’actrice principale (une certaine Alexa Vega) elle ne saurait tirer une once d’émotion même à un amateur de sitcom brésilien.


Bousman pompe aussi à droite et à gauche, un peu de « Blade Runner « pour la scène d’ouverture, un peu de « Rocky Horror Picture Show « ,une pincée de « The Crow « avec le narrateur, un peu de « Massacre à la tronçonneuse » avec un des personnages qui porte carrément un masque de chair humaine etc.…
La coupe était déjà pleine, mais elle déborde lors d’une scène finale qui rappelle furieusement dans son concept celle de « Phantom of Paradise «. Dans son concept mais pas dans sa réalisation. La où un De Palma réussit à transformer le kitch en or, Bousman le transforme en excrément gluant et soporifique.
Burp !

Une vraie et magnifique bouse qui sent la campagne au moment de la grande Peste.


Je t'aiiiimmme ! Comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinémaaaaa !
Gol Goth 24

C'est la crise ! Même Leatherface doit payer ses impôts et tourner dans des bouses

Pute et soumise ! Paris Hilton, la grâce féminine au naturelle

C'est vrai que c'est drole la Famille Adams !
En même temps, fallait leur donner de l'argent aux éboueurs pour leur calendrier



jeudi 29 janvier 2009

BURIED ALIVE

Sous-titre : L’insoutenable connerie de l’être
Genre : quand le sage montre la lune, le crétin regarde ce film


Il existe de par le vaste monde de mauvais films, de mauvais mauvais films, de très mauvais films aussi, et puis il existe des films tellement mauvais qu’ils en deviennent hypnotiques.
Buried Alive en fait parti. Quand on parvient à un tel néant cinématographique, on ne peut que prendre conscience de sa petitesse vis à vis du vaste univers. On est scotché devant son téléviseur, un peu de bave s’écoulant lentement à la commissure des lèvres, en état de légumes, le cerveau vide, le corps en apesanteur, voguant loin dans l’espace intergalactique de la débilité.
Il faut aller jusqu’au bout, impossible d’y échapper. Il faut savoir la fin tellement c’est con.

Sur la jaquette, on trouve la tronche de Tobin Bell qui se vend donc vite et bien afin de » profiter de sa nouvelle aura de Jigsaw. Comment lui en vouloir ? lui qui a du ramer sa mère pendant des années, maintenant il engrange la monnaie. C’est triste, mais c’est comme ça. On risque de le voir dans moults navets un peu à la manière d’un Robert Freddy Englund.

Alors oui le film est réalisé par un dénommé Robert Kurtzman, un grand maquilleur et responsables d’effets spéciaux de films tels que Evil Dead 3, Bubba Ho-tep ou Predator.
En tant que réal il a aussi fait le premier Wishmaster.

Et le film ? Six étudiants qui avaient décidé de s'offrir un week end à la campagne se retrouvent dans une vieille maison isolée. Mais la petite virée entre amis devient un véritable voyage en enfer lorsqu'ils s'aperçoivent que l'endroit est hanté par le fantôme d'une femme assassinée et enterrée sur place des années plus tôt. Victimes d'une terrifiante vengeance d'outre-tombe, parviendront-ils à survivre jusqu'à l'aube.

Oui voilà, voilà.

Donc dialogues débiles ( mais alors à un point ! ), des nichons ( de jolies nichons d’ailleurs ), de la bière, des meurtres ( enfin pas beaucoup ), et une fin qui fait super peur ! .
Et une scène culte : Une fille court à poil dans la forêt pour ramener un lapin empaillé.

La construction est naze, il ne se passe rien pendant tout le film, les acteurs sont là uniquement pour leurs jolis minois. La blonde par contre est super bonne !

Bien, voilà, pas envie d’en dire plus.

VARIUM ET MUTABILE SEMPER (Chose variable et toujours changeante - que la femme )


Ecrire contre l'oubli...

Voilà qui rappelle à la dame, comment elle a eu le rôle.

Après 4 jours passés la tête en bas, le sang n'a toujours pas trouvé le cerveau.

Non mais tu sais qui je suis ? Tu veux tater de mon puzzle ?